👉 Résumé de l’article : Le Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 est globalement un bon diesel en occasion si vous roulez assez et si l’entretien a été suivi sérieusement. Je ne le mets pas dans la catégorie des moteurs à éviter, mais je serais nettement plus prudent sur un exemplaire qui a surtout fait de la ville, car les vrais ennuis viennent souvent du FAP, de l’EGR, de l’AdBlue ou d’un historique flou plus que du bloc lui-même.
Le Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 est-il fiable ?
Oui, dans la majorité des cas. La fiabilité du Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 est correcte à bonne si l’usage est cohérent avec un diesel. Il faut simplement éviter de tout mélanger : la solidité du bloc 1.7 dCi 150 est plutôt rassurante, les soucis de dépollution dépendent beaucoup de l’usage, et la fiabilité globale du Qashqai ne se résume pas au moteur.
| Usage | Avis | Niveau de prudence | Mon verdict |
|---|---|---|---|
| Route et autoroute régulières | Moteur bien adapté | Faible à modéré | ✅ Recommandé |
| Usage mixte avec trajets assez longs | Cohérent si entretien suivi | Modéré | Oui, avec vérifications |
| Petits trajets urbains fréquents | Dépollution exposée | Élevé | Je déconseille |
| Historique incomplet ou entretien espacé | Risque de mauvaises surprises | Élevé | À éviter |
Dans la pratique, ce moteur convient surtout à un conducteur qui fait de la voie rapide, du périurbain ou de l’autoroute. Le vrai risque n’est pas un défaut chronique du bloc, mais un diesel utilisé comme une petite essence de ville. Quand les trajets sont trop courts, le FAP régénère mal, l’EGR s’encrasse et les défauts de dépollution finissent par fausser l’avis qu’on se fait du moteur.
Je recommande donc le Qashqai 1.7 dCi 150 si le dossier d’entretien est clair, si les vidanges ont été régulières et si le comportement moteur est propre à chaud. À l’achat, je regarde d’abord la cohérence du kilométrage, la fréquence des révisions et les éventuelles interventions liées à la dépollution. Si vous voulez aussi prendre du recul sur la gamme entière, l’article sur les moteurs à éviter sur le Nissan Qashqai aide à situer ce 1.7 dCi par rapport aux autres versions.
Pour quel type de conducteur ce diesel reste cohérent ?
Pour un gros rouleur, c’est un choix logique. Pour un usage mixte, il reste intéressant si le véhicule voit régulièrement la route et monte bien en température. Pour un profil 100 % ville, je préfère être clair : je ne choisirais pas ce diesel, même s’il paraît séduisant sur le papier. Sur ce type d’usage, les problèmes de FAP, d’EGR et parfois d’AdBlue deviennent beaucoup plus probables, et le coût d’usage peut vite annuler l’intérêt de la consommation.
Quels défauts surveiller en priorité avant de signer ?
Avant de parler panne grave, il faut hiérarchiser. Sur ce Qashqai, les alertes les plus fréquentes tournent d’abord autour de la dépollution, ensuite autour de quelques organes classiques d’un diesel moderne, puis autour de certains frais périphériques liés au véhicule lui-même. Beaucoup de propriétaires pensent à tort à un moteur fatigué alors qu’il s’agit d’un souci de FAP, d’EGR ou de capteur de dépollution.
| Symptôme | Cause probable | Gravité | Contrôle à faire |
|---|---|---|---|
| Voyant moteur, régénérations fréquentes | FAP chargé, usage urbain, capteur | Modérée à forte | Lecture OBD, historique régénérations |
| Ralenti instable, à-coups, manque de souffle | EGR encrassée, injecteur, admission | Modérée | Essai à chaud, valise, fumées |
| Message AdBlue ou anti-pollution | Capteur NOx, système SCR, réservoir | Forte si ignoré | Contrôle défauts mémorisés |
| Sifflement, perte de puissance | Turbo, durite de suralimentation | Variable | Essai sur reprise franche |
| Démarrage difficile | Injecteurs, batterie, préchauffage | Variable | Démarrage à froid obligatoire |
| Pédale dure ou vibrations à bas régime | Embrayage, volant moteur | Coûteuse | Test en charge et en reprise |
Le premier risque concret, surtout sur un véhicule de ville, c’est donc le couple FAP/EGR. Le deuxième, plus coûteux, concerne l’AdBlue et certains capteurs associés quand le système SCR commence à poser des défauts récurrents. Le troisième est plus classique : injecteurs, turbo, embrayage ou volant moteur à partir d’un certain kilométrage ou d’un usage maltraitant. Un turbo accusé trop vite cache parfois une simple fuite de durite ou un encrassement qui fausse le diagnostic.
🎥 Essai du Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 Business 2019
Si vous souhaitez approfondir votre compréhension des imperfections potentielles du Nissan Qashqai 1.7 dCi 150, cette vidéo de Bougnat Studios peut vous offrir des perspectives utiles. Elle permet de visualiser le modèle en action tout en abordant des éléments qui peuvent se révéler critiques, en particulier s’ils sont relevés comme points de vigilance avant un achat. C’est une bonne ressource pour mieux anticiper les éventuels dysfonctionnements liés au moteur diesel, notamment ceux qui toucheraient les systèmes de dépollution ou autres organes mécaniques.
Moteur, dépollution, transmission : où se situe le vrai risque ?
Si je classe les risques proprement, je mets le bloc moteur plutôt dans la zone rassurante, la dépollution dans la zone à surveiller de près et la transmission dans la zone à examiner selon l’usage. Un Qashqai qui a surtout fait de l’autoroute peut avoir 120 000 km sans m’inquiéter outre mesure. À l’inverse, un exemplaire de 70 000 km qui a vécu en petits trajets avec défauts effacés récemment m’inspire beaucoup moins confiance.
Sur le plan plus large du véhicule, il faut aussi garder un œil sur certains bruits de trains roulants et, si vous visez une boîte auto, sur les problèmes de la boîte automatique du Qashqai. Ce n’est pas le cœur du sujet ici, mais en occasion, le budget global compte autant que la seule santé du diesel.
- Renoncez si le véhicule a déjà roulé en mode dégradé sans facture claire derrière.
- Renoncez si le voyant moteur revient après effacement ou si le vendeur évite le passage à la valise.
- Renoncez si les régénérations FAP sont trop fréquentes pendant l’essai ou si l’auto manque clairement de souffle à chaud.
Le piège classique, c’est d’acheter un diesel apparemment sain parce qu’il démarre bien, alors que toute la partie dépollution est à la limite. C’est souvent là que se joue la bonne ou la mauvaise affaire.
Que vérifier avant d’acheter un Qashqai 1.7 dCi 150 d’occasion ?
À l’achat, je procède en deux temps : d’abord le dossier, ensuite l’essai routier. Le but n’est pas de chercher la perfection, mais d’écarter les autos qui cumulent usage défavorable, entretien imprécis et défauts de dépollution masqués. Un bon exemplaire se repère souvent plus par sa traçabilité que par son kilométrage seul.
| Point de contrôle | Ce qu’il faut vérifier | Niveau de risque |
|---|---|---|
| Historique d’entretien | Factures, fréquence des vidanges, filtres | Élevé si incomplet |
| Dépollution | FAP, EGR, AdBlue, capteurs, défauts passés | Élevé |
| Essai à froid | Démarrage net, ralenti stable, pas de fumée anormale | Modéré |
| Essai à chaud | Reprises franches, pas de mode dégradé, pas de voyant | Élevé |
| Embrayage et transmission | Patinage, vibrations, accrocs de boîte | Modéré à fort |
| Diagnostic OBD | Défauts présents ou récemment effacés | Très élevé si refus |
- Demandez toutes les factures et vérifiez si les vidanges ont été régulières, pas simplement notées dans un carnet.
- Questionnez le vendeur sur l’usage réel du véhicule : ville, trajets courts, autoroute, remorquage, charge familiale fréquente.
- Exigez un démarrage à froid, puis un essai suffisamment long pour mettre le moteur à température.
- Surveillez le ralenti, les reprises en voie rapide, un éventuel sifflement du turbo et l’apparition de voyants à chaud.
- Faites un passage à la valise OBD avant achat pour repérer les défauts de dépollution mémorisés ou effacés récemment.
- Contrôlez aussi la compréhension des voyants du tableau de bord si un message fugitif ou un témoin vous paraît suspect pendant l’essai.
Ce qui doit surtout vous faire négocier fort ou renoncer, c’est un historique flou, un vendeur incapable d’expliquer l’usage du véhicule, un défaut anti-pollution récurrent ou un moteur qui semble propre à froid mais paresseux à chaud. Je me méfie toujours plus d’un diesel “trop propre” sans dossier que d’un exemplaire kilométré mais parfaitement suivi.
💡 Conseil de pro : sur un Qashqai 1.7 dCi 150, je fais toujours un essai moteur chaud sur voie rapide. Si le moteur manque de souffle, régénère souvent ou affiche un défaut dépollution, je passe mon chemin.
Distribution, consommation et entretien : ce qu’il faut savoir
Sur la distribution, je préfère rester rigoureux : vérifiez toujours la documentation exacte du véhicule visé, selon son année et sa configuration. Le plus simple reste de contrôler la préconisation constructeur à partir du numéro de série ou du réseau Nissan, plutôt que de se fier à une info vague lue ailleurs. À l’achat, je ne valide jamais ce point sans preuve claire dans le dossier.
Côté consommation, ce 1.7 dCi 150 peut rester raisonnable pour un SUV de ce gabarit. En usage mixte, on tourne souvent autour de 5,8 à 6,6 l/100 km dans la vraie vie. En ville, il peut dépasser 7 l/100 km, surtout si les régénérations FAP se multiplient. Sur autoroute stabilisée, il s’en sort mieux. Si vous hésitez justement entre diesel et essence pour le même modèle, regarder la fiabilité du moteur essence Qashqai 1.3 DIG-T peut aider à choisir selon votre usage.
L’entretien qui conditionne la tranquillité reste assez classique, mais il doit être sérieux : vidanges régulières, filtres suivis, surveillance du système de dépollution, réaction rapide au moindre voyant moteur et trajets permettant au diesel de chauffer correctement. L’erreur fréquente, c’est de repousser un défaut anti-pollution mineur jusqu’au mode dégradé ou au colmatage plus sévère.
Pour les coûts, retenez surtout des ordres d’idée : vanne EGR ou nettoyage selon le cas, FAP qui peut devenir cher si remplacement, capteurs de dépollution ou système AdBlue parfois pénibles, embrayage et volant moteur plus lourds en budget, injecteurs nettement plus sensibles s’ils sont réellement en cause. Je déconseille de raisonner au seul prix d’achat si un voyant ou une perte de puissance est déjà présent.
Mon avis sur le Nissan Qashqai 1.7 dCi 150
Mon avis est assez simple. Je recommande le Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 à un conducteur qui roule régulièrement, veut un SUV diesel sobre et peut acheter un exemplaire avec historique limpide. Dans ce cadre, c’est un moteur cohérent, agréable et pas spécialement inquiétant.
Je le recommande avec réserve si vous trouvez une auto bien suivie mais avec un usage mixte et un kilométrage déjà avancé. Dans ce cas, je veux un essai convaincant, un diagnostic OBD propre et un dossier clair sur la dépollution. Je le déconseille en revanche pour un usage urbain quasi exclusif, pour un véhicule mal suivi ou pour un exemplaire qui a déjà accumulé plusieurs alertes de FAP, EGR ou AdBlue sans explication précise.
Si vous hésitez entre ce diesel et une version essence, la logique est simple : diesel si vous roulez vraiment, essence si vos trajets sont courts ou irréguliers. En occasion, je préfère un 1.7 dCi 150 bien entretenu à fort kilométrage plutôt qu’un faible kilométrage utilisé uniquement en ville.
FAQ sur la fiabilité Nissan Qashqai 1.7 dCi 150
Le Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 est-il fiable en occasion ?
Oui, globalement, si l’entretien est suivi et si l’usage correspond à un diesel. Je suis surtout prudent avec les exemplaires qui ont fait beaucoup de ville ou qui ont déjà connu des défauts de dépollution répétés.
Quels sont les problèmes connus du Qashqai 1.7 dCi 150 ?
Les points les plus fréquents concernent le FAP, la vanne EGR, l’AdBlue et certains capteurs de dépollution. Il faut aussi surveiller, selon le kilométrage et l’usage, les injecteurs, le turbo, l’embrayage et le volant moteur.
Le moteur 1.7 dCi 150 du Qashqai a-t-il une chaîne ou une courroie ?
Le point doit être vérifié sur la documentation exacte du véhicule visé. Je conseille de contrôler la préconisation constructeur avec le numéro de série ou via le réseau Nissan, plutôt que de se fier à une information générale.
Faut-il acheter un Nissan Qashqai 1.7 dCi 150 avec plus de 100 000 km ?
Oui, ce n’est pas rédhibitoire si l’historique est complet, si l’essai est bon et si la dépollution ne présente pas d’alerte. Je préfère ce cas à un faible kilométrage utilisé presque uniquement sur trajets courts.
Le Qashqai 1.7 dCi 150 consomme-t-il vraiment peu ?
Il reste raisonnable pour un SUV, surtout sur route et autoroute. En usage mixte réel, il faut plutôt viser autour de 6 l/100 km, avec une hausse sensible en ville ou si les régénérations FAP sont fréquentes.



